Visite de l’exposition Damien Hirst (Venise septembre 2017) à la Punta della Dogana.
Belle idée d’avoir mis ici ces statues sorties de la mer tandis que Venise s’y enfonce…
Peut-être un jour des visiteurs viendront en scaphandre admirer ce Dingo sauvé des eaux puis de nouveau noyé? Mais à quel prix sera le ticket d’entrée? L’art contemporain est déjà si cher…
Pour l’instant, dans le groupe, c’est le Dingo de la discorde. Pas sérieux ? Du génie? L’un dit qu’il le verrait bien ce Dingo post-aquatique dans son jardin de Grazac en Haute-Loire… C’est peut-être pas de l’art mais c’est décoratif! L’autre qui se gave de séries policières américaines sur Netflix lui fait remarquer qu’il lui sera très difficile de le sortir en douce, rien que pour cette salle, j’ai compté 5 caméras!. On rigole ou pas.
On continue la visite, on discute, on se dispute, Cet art a le mérite de nous faire parler. Pas tous.
L’affaire se termine à la cafétéria du musée. Hubert, le plus snob d’entre nous, tout en attaquant à la petite cuillère son tiramisu, soutient avec gourmandise que la destruction de l’oeuvre est la forme la plus aboutie de l’art, delenda Dingo est, et la Joconde avec!
C’est un « oh! » d’indignation générale dans le groupe. Pas touche à la Joconde!


