Il s’était équipé au Vieux Campeur. Chaussures, chaussettes, pantalon, chemisette, bob, tout était ultralight. Ses bâtons de marche télescopiques en titane ne pesaient que quelques grammes. Mais, dans le petit sac de montagne en gore-tex cordura dernier cri, il avait mis un sandwich au jambon cru qu’il s’était fait le matin avec deux tranches de pain de pays dense et bio qui devaient peser chacune au moins la tonne.
Le montagnard recherche la légèreté renouant ainsi avec les années 50. J’ai d’abord grimpé avec une corde directement reliée au corps puis avec une corde attachée à un cordasson (petite ceinture)quelques modestes sommets.La glissade était interdite ! Aujourd’hui, l’équipement s’est perfectionné mais la montagne reste un territoire à risques qu’il faut aborder avec humilité et bon sens. Quant à l’alimentation, j’ai toujours préféré le saucisson aux barres vitaminées même avec un poids supplémentaire. Question d’époque.
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Que voilà de sages paroles ! Je confirme que le saucisson grignoté à 2000 m, c’est le paradis et que le même saucisson à 3000 m, c’est l’extase. Et peu importe, le poids dans la musette… Mais quand même, un petit verre de rouge pour accompagner, ça ne nuit pas, n’est-ce pas ?
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On comprend mieux l’ivresse des cimes!
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